_--__CONTRIBUTIONS DES INVENTEURS D´INCROYANCES
Un changement de perspective utilisant des pratiques révolutionnaires, anarchistes,
marxiennes, dialectiques, situationnistes, écologiques, psychanalytiques,
constructivistes radicales, sceptiques, pragmatiques, situationnelles...
matiere a produire

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APRÈS LE CONFINEMENT...

Un spectre hante l’Europe : c’est apparemment le Coronavirus. Pour le traquer, tous les gouvernements du monde du mensonge capitaliste se sont ligués en une puissance totalitaire. Le Coronavirus est le produit paranoïaque et systémique du monde capitaliste. Produit de la mondialisation marchande...
Cercle Marx, avril 2020 (extraits)


ERRARE HUMANUM EST, PERSEVERARE DIABOLICUM
Nous présentons ici trois erreurs scientifiques majeures commises lors de la prise de mesures pour endiguer l’épidémie de coronavirus, qui permettent à tout un chacun de comprendre les emballements médiatique, citoyen et politique auxquels nous faisons face aujourd’hui. Les données scientifiques exposées ici se basent sur un rapport rédigé par un groupe pluridisciplinaire comprenant des scientifiques, des gestionnaires de santé publique, des journalistes, etc.(1). Ce rapport ayant été publié en juin 2020, une vérification et une mise à jour en fonction de la littérature scientifique publiée depuis lors ont été effectuées.
Par Kaarle Parikka, PhD en microbiologie virale,
et Nina Wauters, PhD en écologie environnementale, KAIROS octobre 2020


LA PASSION D’UN PRÉSENT À CONSTRUIRE

Le vieux monde défaille et s’effondre. Le nouveau, consterné par l’amoncellement des ruines, n’ose les déblayer ; plus apeuré que résolu, il peine à retrouver l’audace de l’enfant qui apprend à marcher. Comme si avoir longtemps crié au désastre laissait le peuple sans voix.
Raoul Vaneigem, avril 2020


OMISSION, DÉFORMATION, DÉSINFORMATION

Ce que l’on ne voit pas a transformé notre manière de voir. C’est de l’omission de la domination, de l’absence de visibilité de l’exploitation, du profit et de la disparition de l’aliénation du travail qu’émerge la société du spectacle comme unique représentation positive du monde qui détermine la pensée et la manière d’agir de chacun.
Lukas Stella, Intoxication mentale, 2019 (extraits)


IN CORPORE VILI
Extrait de Tutto bene ?! Textes d’analyse et de réflexions anarchistes en temps de coronavirus en Italie.

Finimondo, mars 2020


UN SYSTÈME DE CROYANCE RÉGI PAR LA PEUR

Agrippés à nos croyances normalisantes, nous nous retrouvons confinés dans nos certitudes. Le monde qu’on nous présente dans ses représentations spectaculaires, est une escroquerie, celui qu’on se représente soi-même une illusion. Cette réalité mise en scène sous air conditionné, réfléchit l’image de soi selon l’air qu’on lui donne dans les apparences trompeuses de la société du spectacle. Un deuxième monde apparaît qui se substitue au temps vécu qui nous échappe.
Lukas Stella, mai 2020


LA MÉDECINE COMME RELIGION

L’état d’urgence sanitaire se prolonge, inscrivant la « guerre » contre le virus dans la durée. Dans cette crise qui ne trouve pas de résolution, il semble que la société toute entière épuise ses forces vives à lutter contre un invisible ennemi dont les médias récitent les ravages. Giorgio Agamben envisage ce moment politique comme celui qui, déplaçant la croyance, consacre la primauté de la science sur le christianisme et le capitalisme.
Giorgio Agamben, mai 2020


LE DESPOTISME OCCIDENTAL

Cela explique pourquoi la stratégie de réponse à la pandémie est avant tout une stratégie de contre-insurrection.
Gianfranco Sanguinetti, Ancien membre de la section italienne de l’Internationale Situationniste, avril 2020


Le conseil scientifique du gouvernement Macron travaille-t-il pour le compte de multinationales américaines ?
JP Brisset, mars 2020


COVID-19 : FIN DE PARTIE ?!

Telle était la tonitruante affirmation proférée le 26 février dernier par le meilleur infectiologue au monde (selon le classement expertscape), accueillie pourtant avec scepticisme et même sarcasmes par la communauté scientifique. Trois semaines plus tard, la réalité est en train de lui donner raison.
Jean-Dominique Michel, Anthropo-logiques, mars 2020


LE CORONAVIRUS, RÉVÉLATEUR DE LA FAILLITE DE L'ÉTAT

Sous l’effet de la panique, l’État oligarchique est contraint d’adopter des mesures qu’hier encore il décrétait impossibles. La quarantaine est propice à la réflexion. Le confinement n’abolit pas la présence de la rue, il la réinvente.

Raoul Vaneigem, mars 2020


ÉPIDÉMIE DE PEUR PANIQUE

C'est la peur, la psychose et l'hystérie qui sont contagieuses et dangereuses. Sous de faux prétextes de sécurité, par les mesures coercitives d'un État d'urgence, on nous prive de plus en plus de nos libertés.

Lukas Stella, mars 2020


PERSPECTIVE DÉFORMÉE

Dans ce monde complexe et instable, les prédictions ne s'avèrent jamais exactes. La prédiction de l'avenir est une source d'erreurs quand elle n'est pas une escroquerie.
Lukas Stella, décembre 2019


LETTRE DU CHILI

Ce que nous vivons ici est magnifique ! Cela fait deux semaines maintenant que ce soulèvement nous a permis de vaincre la peur, l’indolence et la frustration de vivre sous la dictature de l’argent, mais aussi de nous rencontrer comme êtres humains, par-delà toutes les identités qui nous avaient maintenus séparés.

Santiago, novembre 2019


COMPRENDRE NOTRE IMPUISSANCE POLITIQUE

Yannis Youlountas, octobre 2019


L'ÉCOLOGIE DÉNATURÉE

Ce système capitaliste ne se réforme pas, il développe librement et sans entrave ses affaires fructueuses, par la destruction de tout ce qui peut rapporter gros. Il menace directement la vie sur terre, non pas par un réchauffement de quelques degrés, mais par une pollution débridée, omise et occultée par tous les mass médias. L'écologie spectacle orchestrée par les experts du pouvoir se fait complice, par focalisation restrictive, de l'intoxication généralisée de la vie. (...) Ni comptable ni devin, le désastre c'est maintenant. L'effet de serre n'est pas l'écologie, c'est un écran de fumée qui cache l'emballement des pollutions et l'intoxication de la vie.
Lukas Stella, septembre 2019


CONQUÉRIR NOTRE AUTONOMIE
Guillaume Deloison, 2017 (Extraits)


DU FÉTICHISME DE LA VIOLENCE
Louis, Colmar, mai 2019


DE LA NÉCESSITÉ DE LA FIN D'UN MONDE
Lukas Stella, février 2019


NATURE DE LA CRISE ACTUELLE DES GJ

La crise des GJ (gilets jaunes) marque peut-être d’une pierre « jaune » la mise en évidence de la contradiction entre la mondialisation de l’économie et son incapacité à assurer la survie individuelle des humains.


APPEL DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES ASSEMBLÉES DES GILETS JAUNES
Nous, Gilets Jaunes des ronds-points, des parkings, des places, des assemblées, des manifs, nous sommes réunis ces 26 et 27 janvier 2019 en « Assemblée des assemblées », réunissant une centaine de délégations, répondant à l’appel des Gilets Jaunes de Commercy.

APPEL ANTIAUTORITAIRE SANS FRONTIÈRES
Pour une journée de résistance simultanée, sans frontières, le 10 décembre 2018,
contre le durcissement du capitalisme et de la société autoritaire

QUELQUES LIGNES SUR LA FIN DU MONDE
Véloce, septembre 2018


INTOXICATION MENTALE
Lukas Stella, août 2018


SOLIDARITÉ AVEC NOTRE-DAME-DES-LANDES
Raoul Vaneigem, avril 2018


OUBLIEZ MAI 68 !

Extrait d'un tract du Comité d'Action pour le Pouvoir des Conseils Ouvriers,
distribué à St-Étienne en mai 1969.


D'UN MAI SAUVAGE À L'AUTRE

[1968 - 2018] Appel international à converger sur Paris le 1er mai,
ils commémorent, on recommence...

DE LA DESTINÉE
Raoul Vaneigem, De la destinée (extraits), 2015

DE L'INSÉCURITÉ PUBLIQUE ET DE QUELQUES MOYENS D'Y REMÉDIER
Paul Castella, 2002 (décédé le 3 octobre 2017)

CONDITIONS MINIMALES D'UN MOUVEMENT RÉVOLUTIONNAIRE
Véloce, Collectif révolutionnaire, juillet 2017

APRÈS LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES EN FRANCE, QUELLE SIGNIFICATION ET QUEL LES IMPLICATIONS POUR LE PROLÉTARIAT FRANÇAIS ET INTERNATIONAL
Groupe International de la Gauche Communiste, juin 2017

LA LIBERTÉ ÇA NE S’IMPOSE PAS !
Lukas Stella, juin 2017

INSURGEONS-NOUS !
Des hommes, des femmes, simples, anonymes, 2012

POLITIQUE DE CRISE
Comité érotique révolutionnaire, mars 2017

TOUT LE MONDE AIME LA LIBERTÉ, MAIS LE TRAVAIL EST UNE HORRIBLE CHOSE
Paris sous tension, 2017

VIVRE OU RIEN, IL FAUT POUSSER CE QUI TOMBE
Comité érotique révolutionnaire, 2016

GUERRE DE CLASSE
Mars 2016

LE SYNDROME D’HYPNOSE CAPITALISTE
Mathias Demain, avril 2016

« MENACE TERRORISTE » ET MILITARISATION DE LA SOCIÉTÉ CONTRE LA RÉÉMERGENCE DE LA GUERRE DE CLASSE
Guerre de Classe, avril 2016

RÉSISTER À LA GESTION ET L’INFORMATISATION DE NOS VIES
Écran total, 2016

LA PERSISTANCE CONTRE-RÉVOLUTIONNAIRE DU LÉNINISME
GCI, Communisme N° 66, 2016

CONTRE LE TRAVAIL ET SES LOIS
Benoit Bohy-Bunel, avril 2016

FOOTAGE DE GUEULE
Lukas Stella, juillet 2016

RELIRE REICH AUJOURD'HUI
Jean-Marie BROHM, préface à la réédition de L'oeuvre de Wilhelm Reich, 2002

L’OPIUM DU PEUPLE
Quelques citations contribuant à une théorie critique du sport

TEXTES ANONYMES DU MOUVEMENT
Contre la loi du travail de mars à juin 2016

LA DOMINATION POLICIÈRE
Mathieu Rigouste, 2012

NOUS N’AVONS RIEN À DÉFENDRE
Affiche d’avril à Paris, publiée dans le journal "Tout peut basculer", avril 2016

POINT DE VUE SUR LE MOUVEMENT CONTRE LA LOI TRAVAIL
Extrait de "Tout peut Basculer", journal anarchiste sur Paris, avril 2016

LE MONDE OU RIEN
Mouvement Inter Luttes Indépendant, mars 2016

QUE LA FÊTE COMMENCE !
Yannis Youlountas (extrait) Éditions Libertaires 2015

CONTRE L’ÉCOLE NUMÉRIQUE
Appel de Beauchastel, décembre 2015

LE CAPITALISME NOUS RAVAGE, RAVAGEONS LE CAPITALISME !
Yannis Youlountas, mars 2016

ARGENT, SEXE ET POUVOIR
Gianfranco Sanguinetti, à propos d’une fausse biographie de Guy Debord
Prague, le 17 janvier 2016

L'ÉCOLOGIE SOCIALE
Murray Bookchin, The ecology of freedom : the emergence and dissolution of hierarchy,1982 (extraits).

LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ANTHROPIQUE, UN MENSONGE QUI ARRANGE
Antoine, janvier 2016

LA BUREAUCRATIE PERMET AU CAPITALISME DE S’ENRICHIR SANS FIN
3 entretiens avec David Graeber, 2015

RACISME, UNE RAISON D'ÉTAT
Cinq textes de Jacques Rancière, de 1997 à décembre 2015

RÉVOLUTION AU ROJAVA ?
La Oveja Negra, 2015

POUR UNE RÉELLE SOLIDARITÉ DE CLASSE
AVEC LES PROLÉTAIRES « RÉFUGIÉS » ET « IMMIGRANTS » !

Prolétaires Internationaux, 2015

LA RÉVOLUTION
Rencontre avec Yannis Youlountas, 2015

LA ROUTE DU SUD OUEST
Jean-François Brient
, 2014

QUE CRÈVE L'EXTRÈME GAUCHE DU CAPITAL !
Guerre de Classe, Juillet 2015

LA SOCIÉTÉ UNIDIMENSIONNELLE
Herbert Marcuse, L'homme unidimensionnel (extraits) 1964

OUVRIER-ROBOT RÉVOLTÉ
Extraits d'un entretien de Pièces et main d’œuvre avec Rémy, juin 2015

DE LA SERVITUDE MODERNE
Jean-François Brient, 2007 (extraits)

TROUBLE DANS LE NET
Lukas Stella, avril 2015

L’OBSCURANTISME A TOUJOURS ÉTÉ LE MODE D'ÉCLAIRAGE DU POUVOIR
Raoul Vaneigem, février 2015

DOUBLE CONTRAINTE EN FOLIE
Lukas Stella, janvier 2015

LE NOUVEL ORDRE PSYCHIATIQUE
Olivier Labouret (extrait)

ATHÈNES SUR UN VOLCAN
Yannis Youlountas, décembre 2014, membre de l’assemblée d’occupation de l’Ecole Polytechnique à Athènes

LA COMMUNE LIBRE DE BARBACHA
Matouf Tarlacrea, 2014

TANT QU'IL Y AURA DES BOUILLES...
La ZAD de Sivens dans le Tarn, une expérience libertaire
Yannis Youlountas

LA CRISE PAYE
Lukas Stella, octobre 2014

LA GRÈCE APPREND À SE PASSER DE L'ÉTAT
Raoul Vaneigem, juillet 2014

LE POUVOIR COMME PERVERSION NARCISSIQUE
Marie-France Hirigoyen (extraits)

REFUSONS D’AMELIORER CE QUI NOUS ABÎME
Des cheminots et des humains sans étiquette qui quelque soit ce qui arrivera, ne veulent plus être ce qu’on les force à ne pas devenir…

AMEN TON PÈZE !
l’Église de la Très Sainte de la Consommation

NE RÉPAREZ-PAS CE QUI VOUS DÉTRUIT, pamphlet pour une bonne vie
Rédaction du magazine Streifzüge, Autriche, octobre 2013

ÉLOGE DE L'OISIVETÉ
Bertrand Russell, 1935 (extraits)

L’ESCROQUERIE DE LA DETTE
Extraits de Plumedepresse et de Lukas Stella

EXARCHEIA LA NOIRE, Au cœur de la Grèce qui résiste
Yannis Youlountas, 2013 (Extraits)

DE LA CONTAGION À L’ÉPIDÉMIE
Lukas Stella, 2012 (Extrait)

CONTROVERSE SUR LA SOCIÉTÉ DU SPECTACLE
Lettre de Jean-Pierre Voyer à M. Bueno, 1998 (Extrait)

COMMENT L'ÉLITE DIRIGE LE MONDE
Karen Hudes employée de la Banque mondiale (Extraits)

LA RICHESSE DES MILLIARDAIRES DU MONDE A DOUBLÉ DEPUIS 2009
Andre Damon, novembre 2013

L'ANARCHISTE OMAR AZIZ
et l’auto-organisation dans la révolution syrienne

Leila Shrooms, Tahrir-ICN, août 2013 (suivi de "Repose en victorieux",
"Auto-organisation dans la révolution du peuple syrien",
"Un anarchiste syrien conteste la vision binaire rebelle/régime de la résistance").

CHANGER LA VIE, OU LE PLUS DIFFICILE À IMAGINER
Annie Le Brun, août 2012 (suivi de "Les aventurisques", juin 1968)

JP MORGAN PRESCRIT LA DICTATURE EN EUROPE
Stefan Steinberg, Mediapart juin 2013

SORTIR DE L'IMPASSE, pour un renouvellement du projet révolutionnaire
Négatif, Bulletin irrégulier, Novembre 2012

Asservi, exploité puis crever dans la misère…
ABOLISSONS L'ESCLAVAGE SALARIAL
JBF, juillet 2013

A ROADMAP TO A JUST WORLD "Une feuille de route vers un monde juste, le peuple ranimant la démocratie",
Discours de Noam Chomsky au DW Global Media Forum, Bonn, Allemagne, juin 2013

LA RÉVOLUTION DE L'ÊTRE PLUS QUE DE L'AVOIR Entretien avec Raoul Vaneigem, janvier 2013

LE TRAVAIL LIBÈRE-T-IL ? Hors service, feuille anarchiste, N° 36 (extrait), mai 2013

L'AUSTÉRITÉ SUR UNE ERREUR DE CALCUL, Inventin, avril 2013

QUAND L'OMISSION CRÉE L'ILLUSION, Lukas Stella, janvier 2013

NIQUE LE PAPE, Paul, janvier 2013

PRÉSAGES D'IMPOSTEURS, Lukas Stella, décembre 2012

LE PROGRAMME DES "RÉJOUISSANCES" À VENIR, La feuille charbinoise, octobre 2012

NÉCROTECHNOLOGIE DE SYNTHÈSE, PMO, novembre 2012

LE MYTHE ÉCONOMIQUE COMME RÉALITÉ ILLUSOIRE
Addenda à « L’invention de la crise »
, Lukas Stella, septembre 2012

N'ÊTES-VOUS QUE DES POIRES ? Raoul Vaneigem, septembre 2012

L'INVENTION DE LA CRISE, Daniel Durouchoux, Échanges, la revue des dirigeants financiers,
Commentaire de
Lukas Stella, juillet 2012

LE SIFFLET ENROUÉ, Harpo Grouchos, juillet 2012

SOCIALOS COLLABOS ! Lukas Stella, juillet 2012

PAR-DELÀ L'IMPOSSIBLE, Raoul Vaneigem, avril 2012

ÉCHEC DE L'ART, Emmanuelle K, 2012

QUEL MONDE ALLONS-NOUS LAISSER À NOS ENFANTS ? Raoul Vaneigem, mars 2012

ET PUIS APRÈS ? Paul, mars 2012

LA GRÈCE,  BERCEAU D'UN AUTRE MONDE, Raoul Vaneigem et Yannis Youlountas, mars 2012

CHOISIR SON MAÎTRE N'EST PAS UNE LIBERTÉ, Lukas Stella, mars 2012

GUERRE OUVERTE, Lukas Stella, octobre 2011

LE MOUVEMENT DES OCCUPATIONS AUX ÉTATS-UNIS, Interview de Ken Knabb, novembre 2011

ENTRETIEN AVEC RAOUL VANEIGEM, Siné Mensuel N°2, octobre 2011

WALL STREET OCCUPÉ, #occupywallstreet, septembre 2011

L'EXCEPTION LIBYENNE, Jean-Pierre Filiu, Le Monde, août 2011

POUR UNE NOUVELLE INTERNATIONALE, Message d’une insurgée grecque, décembre 2008

LETTRE OUVERTE DES TRAVAILLEURS D'ATHÈNES À SES ÉTUDIANTS, Des prolétaires, décembre 2008

L’ÉTAT N’EST PLUS RIEN, SOYONS TOUT (extraits) Raoul Vaneigem, juillet 2010

LES FACHISTES S'AFFICHENT EN SE CACHANT ! Le logo du FN est une copie conforme du logo du MSI.
Les origines historiques du Front National, quelques extraits de "Fascisme et grand capital" de Daniel Guérin,
de Guy Debord et de Raoul Vaneigem.

LA MORT À PETITES DOSES PREND SON TEMPS Lukas Stella, mars 2011

TOURNANT INSURRECTIONNEL, À Londres comme partout, prenons l'offensive !
Guitoto, mars 2011

COLÈRE ET INDIGNATION, Communiqués CRIIRAD du 23 et 25 mars 2011 (extraits)

COMMUNIQUÉS DE L'OBSERVATOIRE DU NUCLÉAIRE (extraits), mars 2011

MOHAMED SAÏL ANARCHISTE ALGÉRIEN (extraits)

DÉGAGE ! Paul, février 2011

NOUS VOULONS VIVRE, Dan depuis la prison de la Santé, février 2011

DE TUNIS, UN VENT DE LIBERTÉ

ENTREVUE AVEC UN ANARCHO-COMMUNISTE
SUR LA PLACE DE LA LIBERTÉ AU CAIRE
, février 2011

RÉVOLUTION EN TUNISIE, En avant ! En avant !
Parti Communiste-Ouvrier d’Iran

ALGÉRIE, 5 suicides par le feu en 5 jours

LA RÉVOLUTION MÉDITERRANÉENNE NE FAIT QUE COMMENCER, janvier 2011
Le régime de Ben Ali au bord de la rupture.
Les biens de la famille du président Ben Ali attaqués et pillés.

TUNISIE, les miliciens de Ben Ali font régner la terreur, Radio Kalima, janvier 2011
Massacre en Tunisie, plus de 80 morts - L'armée fraternise avec les manifestants...

ALGÉRIE, La chasse aux jeunes est lancée. Un jour, bientôt, ils vous chasseront !
Yahia Bounouar

Algerie emeutes 2011

STRATÉGIES À L'USAGE D'INVENTEURS D'INCROYANCES, Lukas Stella
"Stratagèmes du changement", Chapitre VIII, 2008
(Paru aux Éditions Libertaires / Courtcicuit-diffusion, FNAC...)

LE PIRE EST À VENIR, Paul, juillet 2010

COURTE ADRESSE A TOUS CEUX QUI SE FIGURENT ENCORE
QUE L’ON POURRAIT GERER PLUS HUMAINEMENT
LA MERDE CAPITALISTE AU LIEU DE LA SUPPRIMER !

Gustave Lefrançais, juillet 2010

AU SECOURS ! Dans la société française,
80% des gens normaux sont des malades mentaux
, Paul, mai 2010

TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS POUR PLUS DE CHÔMEURS, Lukas Stella, mai 2010

PANIQUE À BORD, Paul, mai 2010

GANGRÈNE DU SYSTÈME, Lukas Stella, mai 2010

SAUVE QUI PEUT, Paul, mars 2010

REFUSONS LE PIÈGE DE LA DETTE, Dominique Plihon, février 2010
Addendum inventin, Jean de Maillard, février 2010.

CONSIDÉRATIONS SUR LA SITUATION IRANIENNE
ET SES PERSPECTIVES RÉVOLUTIONNAIRES
, Sinbad le marin, février 2010

PETITS ÉCHOS DE MODES, Paul, février 2010

CONVERSATION (extraits), Raoul Vaneigem, Septembre 2009

DIX FOIS PLUS DE PASSIONS, Claude GUILLON
Sexpol N°5 du 15 octobre 1975

C'EST LA CATA ! Paul, décembre 2009

TACTIQUES OPÉRATIONNELLES, Lukas Stella,
"Stratagèmes du changement", Chapitre VI, 2008

COUP TORDU, Paul, décembre 2009

CROYANCES OBJECTIVES, CAPACITÉS RÉDUITES, Lukas Stella
"Stratagèmes du changement", Chapitre V, 2008

VOS PAPIERS ! Paul, novembre 2009

NOUS SOMMES LE MONDE EN DEVENIR, Lukas Stella, août 2009

IMPERCEPTIBLE CONDITIONNEMENT, Lukas Stella,
"Stratagèmes du changement", Chapitre IV, août 2008

CRISE CHRONIQUE ET DURABLE, mais pas pour tous... Inventin, juin 2009

JETONS LES BOURGEOIS À LA TOMBE QU'ILS NOUS CREUSENT
Rapaces, communication 187, mai 2009

APPEL À LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE, Raoul Vaneigem, avril 2009

TROIS PETITS COCHONS, PENDUS AU PLAFOND... Paul, mai 2009

FUTUR EN FAILLITE, RÊVE EN DÉRIVE, Lukas Stella, février 2009

LA FIN DES CERTITUDES, Ilya Prigogine (extraits)

QUAND L'OBÉISSANCE EST DEVENUE IMPOSSIBLE, Emmanuelle K. (extraits)

ULTIME LETTRE AU BARON PETDECHÈVRE
de son ex-secrétaire au château de Saint-Magloire, Paul, février 2009

ENTRETIEN AVEC RAOUL VANEIGEM, 2008

MANIFESTE POUR UNE DÉSOBÉISSANCE GÉNÉRALE
Sous-Comité décentralisé des gardes-barrières en alternance

Emeutes en Algerie, 2011Petit dictateur, larbin des milliardaires, dégage !

NICOLÉON, Victor HUGO

LE PRIX DU VENT, Paul, octobre 2008

CONFÉRENCE DE HEINZ VON FOERSTER (extrait)

RIDEAU ! Paul, septembre 2008

SUR LA SÉMANTIQUE GÉNÉRALE, Kourilsky-Belliard, Edward T. Hall, Alfred Korzybski, A.E. van Vogt,
Bernard Wolfe, Gregory Bateson (extraits)

L'HOMME UNIDIMENSIONNEL, Herbert Marcuse, extraits de la préface, 1967

LA SOCIÉTÉ DEVIENT ELLE-MÊME CRIMINELLE
Extrait d'un entretien avec le journaliste Denis Robert

LE SPORT, DE LA PUBOLITIQUE TOXIQUE, Lukas Stella, 2008

LA BIODIVERSITÉ LOURDEMENT CONDAMNÉE, Raoul JACQUIN, 2008

JE SUIS UN DÉMOCRATE, JE SUIS UN CONNARD, Santiago Alba Rico, 2008

COMME UN TROUPEAU, Paul, février 2008

OU EST PASSÉ LE TROU DE LA SÉCU ? Inventin 2008

ÉCRAN DE FUMÉE SUR POLLUTION, Lukas Stella, 2006

DES BERGÈRES ET DES BERGER OPPOSÉS À LA MÉCANISATION DE LA VIE, 2007

PRIVILÈGES DES LARBINS, Inventin, 2007

COUP DE FIL EN PLEINE GUEULE, Inventin, 2007

SANS RÉSISTANCE NI DÉPENDANCE Jules Henry et Léon Léger,
Les hommes se droguent, L’état se renforce, 1974 (Extraits)

PLUS MARIONNETTE QUE DICTATEUR, Lukas Stella, 2007

NOUVELLE LETTRE DU BARON PETDECHEVRE
Jehan-Godefroid-Adalbert-Carolus-Vladimir, Nanterre, 22 mars 2008

UN PARTI CHASSE L'AUTRE, Inventin, 2007

LE GRAND SECRET, Paul, 2007

LA FONCTION DE L'ORGASME (extrait de l'introduction), Wilhelm Reich, 1945

LA MASSE CACHÉE, Lukas Stella, 2007

SURENCHÈRES SÉCURITAIRES, Raoul Vaneigem, 2004

DRAGONS ET DONJONS, Paul, 2007

STRATÉGIE DU CHANGEMENT, Lukas Stella, 2006

L'ÉCOLOGIE, Guy Debord (citations)

DANS L'ANGLE MORT DE L'ÉCONOMIE SPECTACLE, Inventin, 2006

GUY DEBORD, Préface à la quatrième édition italienne de "La société du spectacle", 1979 (Extrait)

ERWIN SCHRÖDINGER (Extraits)

ALBERT EINSTEIN, Lettre à Schrödinger, 1935

HEINZ VON FOERSTER, Stratégie de la thérapie brève, 1990 (Extraits)

QUELQUES PAS DE PLUS VERS UNE ÉCOLOGIE DE L'ESPRIT
Gregory Bateson (Extraits)

L'ARBRE DE LA CONNAISSANCE, Humberto Maturana, Francisco Valera, 1994 (Extraits)

LE CRÉPUSCULE DES FARCEURS, Paul, 2006

GRAFFITI ANTI-CPE, Février-avril 2006

APPEL ANONYME, sur Indymédia Marseille, mars 2006

LE CPE EST MORT, L'ARNAQUE A BIEN MARCHÉ ! Inventin, 2006

POUR UNE POIGNÉE DE SALOPARDS, Lukas Stella, 2006

LA DÉMOCRATIE SERA GLOBALE, OU NE SERA PAS, Paul, 2003

JEUNESSE EN PÉRIL, Paul, 2004

AU-DELÀ DE LA CULTURE, Edward T. Hall, 1979 (Extraits)

NI DIEU NI DARWIN, Alawa, 2005

DÉPHASAGE, La machine à réduire, Lukas Stella
(extrait de la brochure "Abordages informatiques"), 2002

DE L'ORIGINE DES ESPÈCES PAR VOIE DE LA DÉRIVE NATURELLE
Humberto Maturana, Jorge Mpodozis, 1992
(extraits)

LE RÊVE DE LA RÉALITÉ Heinz Von Foerster et le constructivisme
Lynn Segal, 1988 (Extraits)

LE RETOUR DU GRAND MÉCHANT LOUP, Paul, 2006

JOURNAL IMAGINAIRE, Raoul Vaneigem, 2006 (Extraits)

DU VERT À TOUS LES ÉTAGES, introduction à la critique de l’écologie politique, Paul, 2004

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APRÈS LE CONFINEMENT...

Obey ! Cercle Marx, avril 2020 (extrait)

Un spectre hante l’Europe : c’est apparemment le Coronavirus. Pour le traquer, tous les gouvernements du monde du mensonge capitaliste se sont ligués en une puissance totalitaire. La République française putréfiée, la vicieuse Monarchie britannique, l’Empire américain décadent et le sinistre Reich allemand, toutes les puissances du vieux et du nouveau continent ont mis en joug leurs populations spectatrices.

C’est qu’en réalité, le spectre qui hante ces gouvernements coalisés de l'aliénation spectaculaire-marchande, c’est nous. La mystérieuse « pandémie » de Coronavirus n’est pas un phénomène extérieur à nos sociétés qui viendrait à lui seul les ébranler. Le Coronavirus est le produit paranoïaque et systémique du monde capitaliste. Produit de la mondialisation marchande, il se répand comme elle dans chaque coin de la planète pour y imposer ses règles et sa réalité ; c’est donc d’un même coeur interdit que vibrent désormais les peuples confinés. Produit du spectacle mondial, il viole notre intimité jusqu’au cœur de nos imaginaires ; c’est donc le délire et l’irréalité paranoïaque qui s’insinuent partout en le corps social déstructuré et infantilisé. Produit de la concurrence et de l’économie-politique, il resserre son étreinte sur chaque parcelle de nos vies aliénées ; c’est ainsi l’isolement, la mort et la crise qui se répandent universellement.

Le Coronavirus n’est rien d’autre que le masque que revêt la crise structurelle du monde capitaliste pour apparaître aux yeux de tous. Une figure hollywoodienne, délirante et spectaculaire, mais surtout une figure autoritaire. Car déjà les gouvernements du vieux monde parent au plus pressé. Le système capitaliste qui les fait rois menace de s’effondrer : il faut, comme en 2008, le sauver à tout prix.

Mais c’est bien de cette crise capitaliste dont il faut parler. Car c’est précisément de cette crise-là dont, de l’Extrême gauche à l’extrême Droite du Capital, personne ne parle en ce moment décisif. Car les faits sont têtus : cette pandémie mondiale arrive à point nommé. La chute du cours du pétrole, l’enraiement général de l’économie mondiale et l’agonie d’une finance droguée à l’argent fictif avaient déjà enclenché le processus d’implosion depuis plusieurs mois. Ce virus fournit l’emballage adéquat pour y répondre sans plus attendre. Déjà, les banques centrales s’empressent de racheter tout ce que la finance contient de valeurs fictives, dans une entreprise démente et colossale d’absorption de la crise par le Capital mondial. Pendant ce temps, l’arrêt de l’activité économique globale enclenche un processus de destruction des moyens de production modestes qui va ruiner les populations, permettant aux grands groupes de tous les secteurs productifs, gavés de profit après plusieurs mois de monopole, d’acheter nos activités et nos vies toujours plus aliénées. (...)

Prenant la suite du « Je suis Charlie » devenu obsolète, il émerge d’un flot ininterrompu d’images morbides de cercueils, de masques, d’infirmières épuisées et de discours « scientifiques » tous d’accord entre eux. Ce slogan obsédant est imprimé de force dans vos têtes assujetties à la technique spectaculaire : « RESTEZ CHEZ VOUS ». Un message autoritaire que votre télécran personnel accompagne de toute une panoplie insignifiante de conseils pratiques pour bien supporter ce lavage de cerveau orwellien. Bien rire pendant le confinement... Bien manger pendant le confinement... Bien bouger pendant le confinement... Bien applaudir pendant le confinement... Tout cela pour vous suggérer une idée simple : « LE CONFINEMENT EST UNE BONNE CHOSE », « VOS LIBERTÉS SONT DANGEREUSES », « IL NE FAUT RIEN CONTESTER », « CONSOMMEZ SANS RIEN DIRE ». Et comme il est interdit, désormais, de tenir un discours ou de répandre un autre message que celui des autorités ; puisqu’il n’est pas autorisé de ne pas croire dans la crise sanitaire telle qu’elle est aujourd’hui totalitairement et officiellement imposée aux masses par cette colossale entreprise d’abrutissement collectif, ajoutez-y également : « NE PENSEZ PAS ».

La soumission psychologique des masses semble accomplie, leur endoctrinement idéologique achevé, tant elles ont intériorisé le discours de légitimation de leur propre esclavage. L'année 2020 aura été celle d'une gigantesque expérience de Milgram. L’orchestre universel du spectacle capitaliste mondial nous offre ainsi son ode à la servitude volontaire... L'ingénierie sociale est parfaite...

Mais en réalité, ce confinement, beaucoup à travers le monde commencent à le comprendre, c’est le moment qu’ont choisi les gouvernements capitalistes pour mettre en oeuvre les mesures nécessaires à l’absorption de la crise financière et économique mondiale sur le dos des prolétaires. C’est pourquoi le temps des revendications, des partis et des manifestations, chacun doit le comprendre, est terminé. Ces mots mêmes doivent être jetés aux poubelles de l’Histoire, car ils appartiennent à un ancien monde. La sortie du confinement marquera la fin de ce monde ; ce qui émergera du nouveau ne dépendra que de nous. Les larbins du système capitaliste totalitaire iront jusqu’au bout pour nous soumettre politiquement, parce que le système qui les fait socialement dominants menace de s’écrouler. C’est pour cela, et pour aucune autre raison, qu’ils nous interdisent aujourd’hui de nous assembler, de réfléchir, et surtout d’agir en une praxis collective d'émancipation contre ce monde inhumain et contre tous ses mensonges. (...)

www.cerclemarx.com

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ERRARE HUMANUM EST, PERSEVERARE DIABOLICUM

Kaarle Parikka, PhD en microbiologie virale
et Nina Wauters, PhD en écologie environnementale, KAIROS octobre 2020

Nous présentons ici trois erreurs scientifiques majeures commises lors de la prise de mesures pour endiguer l’épidémie de coronavirus, qui permettent à tout un chacun de comprendre les emballements médiatique, citoyen et politique auxquels nous faisons face aujourd’hui. Les données scientifiques exposées ici se basent sur un rapport rédigé par un groupe pluridisciplinaire comprenant des scientifiques, des gestionnaires de santé publique, des journalistes, etc.(1). Ce rapport ayant été publié en juin 2020, une vérification et une mise à jour en fonction de la littérature scientifique publiée depuis lors ont été effectuées.

1. Il ne faut pas oublier la littérature scientifique existante, ce virus n’est pas si inconnu que ça

La première démarche, que tout étudiant connaît, est celle de la recherche bibliographique, c’est-à-dire, dans ce cas, la lecture des rapports et des publications scientifiques existants. Dès le début, on a parlé du «  nouveau coronavirus  » comme provoquant des symptômes « nouveaux et inconnus ». Or, le nom de ce virus, « SARS-CoV-2 » (signifiant en anglais « severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 » ou « syndrome respiratoire aigu sévère coronavirus 2 » en français) aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. Il ne s’agit pas du premier coronavirus infectant l’humain qui cause des complications respiratoires aiguës.

Négliger la recherche bibliographique, c’est commencer une série de films d’horreur en plein milieu. Comment faire face aux monstres de la série Alien si l’héroïne, Ellen Ripley, ne découvrait qu’au 2ème épisode que ces derniers pondent dans les corps humains et que leur sang est constitué d’acide ? Les premiers épisodes montreraient que la famille des coronaviridae comprend plusieurs virus qui infectent non seulement les animaux, mais dont au moins 7 infectent également les humains. Parmi ces derniers, il y en a 4 qui causent des infections respiratoires supérieures se manifestant sous forme de « rhume » et 3 autres qui induisent chez certains individus des syndromes respiratoires aigus  : le SRAS-CoV-1 (le SRAS ayant sévi de 2002 à 2004 en Asie du Sud-est), le MERS (épidémie au Moyen-Orient en 2012) et maintenant le SRAS-CoV-2.

Les nombreux articles déjà publiés sur les autres coronavirus nous apportent de précieuses informations quant au fonctionnement très probable du virus : son mode de transmission (qui se fait non seulement par gouttelettes, mais également par l’air en grande partie), son origine (les « réservoirs animaux » : le virus circule donc actuellement également aussi via les animaux sauvages et domestiques) et ainsi son aspect moléculaire (sa taille de l’ordre de 100 nanomètres, c’est à dire un dixième de millionième de mètre, son génome et son mode de réplication dans les cellules). Les publications scientifiques publiées depuis lors sur le SARS-CoV-2 confirment ces hypothèses de travail. Cela signifie que dès le début, comprendre que le virus circule quoiqu’il arrive par l’air et les réservoirs animaux aurait permis d’éviter l’erreur majeure de tenter de « bloquer » la transmission du virus, notamment en contrôlant les déplacements des gens.

2. Connaître la mortalité réelle du SARS-CoV-2, c’est-à-dire le danger qu’il constitue pour la population, est une nécessité pour pouvoir gérer la crise. Après 10 mois, il est plus que temps !

La deuxième démarche est celle de l’observation des données. La méthode scientifique est surtout basée sur l’observation, l’émission d’hypothèses puis la prédiction et enfin la vérification desdites hypothèses. Nous arrivons ici à la deuxième erreur majeure faite par beaucoup de gouvernements. Pour décider quelles mesures prendre contre une épidémie, il nous semble logique d’en connaître son origine (par la bibliographie), mais surtout son comportement (par observation épidémiologique).

Pour ceci, il faut connaître et différencier :
I. le nombre de personnes qui portent (et donc peuvent potentiellement transmettre) le virus ;
II. parmi ces dernières, le nombre de personnes qui sont malades (c’est-à-dire celles qui présentent des symptômes, mineurs ou majeurs) ;
III. parmi les malades, ceux qui en meurent. Il s’agit également de déterminer de quoi exactement décèdent ces patients. Avec le temps, on peut également déterminer les catégories de personnes présentant le plus de risques. Il s’agit en d’autres termes de définir la « prévalence » de la maladie, le nombre de « cas » malades dans la population pendant une période donnée. Or depuis le début de cette crise, les statistiques ont, de toute évidence, non seulement été mal présentées et basées sur des données incomplètes, parfois totalement fausses, mais elles ont surtout été abusivement médiatisées sans donner de grille de lecture au grand public, et toujours sous une perspective catastrophiste.

Depuis le début, il y a une confusion entre le taux de mortalité par personne infectée (testée positive) et la mortalité des personnes qui sont en état grave ou en Unité des Soins Intensifs. Le premier chiffre est relativement bas (de l’ordre de 0,2-0,4 %) si l’on se donne la peine de faire le calcul en se basant sur les données publiques existantes, mais apparemment non utilisées. Tout étudiant en médecine et personne de bon sens peut comprendre cela. Le taux de mortalité des personnes sévèrement atteintes est fort logiquement plus élevé (au moins 10 fois). Est-il donc logique que ce raisonnement fallacieux ait été publié par la prestigieuse revue scientifique The New England Journal of Medicine le 28 février 2020(2) ? À partir de là, tous les modèles de mortalité calculés sur une donnée incorrecte ont mené à des scénarios absolument catastrophiques et ont conduit les États à confiner leur population et à prendre des mesures antidémocratiques, injustifiées si on se base sur les pratiques scientifiques.

Que cette erreur fondamentale n’ait jamais été corrigée ou même admise pose question. Encore aujourd’hui, on compare les testés positifs du pic de l’épidémie de mars-avril, lorsqu’on ne testait que les personnes gravement malades, et les testés positifs actuellement, majoritairement asymptomatiques, et bien sûr très nombreux puisque l’on teste beaucoup plus. C’est un peu comme comparer des pommes et des poires pour compter des bananes  ! Les statistiques sont facilement manipulables : on pourrait même de manière fort perverse démontrer qu’il y a 100 % de mortalité chez des personnes décédées ! L’outil de diagnostic actuel (le PCR) est limité à la confirmation d’un diagnostic du SRAS-CoV-2 parmi ceux qui souffrent d’un rhume ou d’une grippe causés par un autre virus. Par contre, les tests basés sur l’immunologie (comme, par exemple, les tests sérologiques) permettent de détecter la présence du virus dans le corps même des personnes, y compris donc des asymptomatiques.

Tous les modèles de mortalité calculés sur une donnée incorrecte ont mené à des scénarios absolument catastrophiques et ont conduit les États à confiner leur population et à prendre des mesures antidémocratiques, injustifiées si on se base sur les pratiques scientifiques.

D’autre part, l’observation du virus a aussi permis de comprendre qu’il présente des spécificités : il agit très vite et peut descendre profondément dans les bronches. En revanche, il ne tue pas seul. La plupart des morts du coronavirus ont été victimes d’une pneumonie bactérienne (donc guérissable par des antibiotiques) traitée trop tard. Le report des soins pour les personnes malades et la quarantaine chez soi jusqu’à ce qu’on soit finalement admis aux soins intensifs alors qu’il est trop tard est un non-sens.

3. Il faut passer de l’impossible gestion de la peur à une gestion du risque qui est, elle, parfaitement possible et souhaitable

Nous arrivons ainsi à la troisième erreur : les mesures disproportionnées. En réagissant par un confinement strict de la population, la volonté était d’«  aplatir  » la courbe de l’épidémie. Cela fait sens uniquement si le virus se limite à infecter des hôtes humains. La Suède a, dès les premiers cas qui ne pouvaient pas être expliqués par des contacts directs, choisi la seule politique scientifiquement logique : se focaliser sur les personnes et non sur la contention du virus. Un confinement court aurait pu se justifier pour pouvoir organiser notre système de santé, mais créer la panique et de facto paralyser la médecine de première ligne n’était pas réellement justifié. Une fois cette machine infernale enclenchée, toute la litanie des mesures n’a servi qu’à engendrer une peur panique qui finira par tuer plus que le virus lui-même.

La Suède a, dès les premiers cas qui ne pouvaient pas être expliqués par des contacts directs, choisi la seule politique scientifiquement logique : se focaliser sur les personnes et non sur la contention du virus.

Dans toutes mesures prises en santé publique, il est toujours essentiel de faire un calcul « coût-bénéfice » (ce qu’on appelle une analyse de risques). Concernant le bénéfice, étant donnée la faible mortalité de cette épidémie et l’efficacité très variable de ces mesures, celui-ci sera vraisemblablement faible. Il est évident que lors d’une épidémie d’Ebola, toutes ces mesures permettraient de faire une différence. Mais prendrions-nous celles-ci contre épidémie de rhume ? Le SRAS-CoV-2 n’est certes ni l’un ni l’autre, mais pourquoi ne pas plutôt se focaliser sur des soins adéquats, qui permettraient de diminuer le vrai danger de mortalité, par exemple, par un usage plus généralisé des antibiotiques pour éviter les infections bactériennes secondaires.

Le coût sociétal de ces mesures, par contre, a été d’abord ignoré puis systématiquement sous-estimé. Les impacts sanitaires (dus aux nombreuses personnes non traitées ou non dépistées), économique, social, psychologique, éducatif promettent d’être gigantesques. Les vagues de faillites, de mortalité infantile (l’Unicef estime que 6.000 enfants meurent chaque jour de causes évitables par manque de soins dus en partie à la paupérisation de leur famille), de malnutrition (l’activité des nombreux fermiers s’est arrêtée net), de cancers trop avancés, car non dépistés, de violences conjugales, de burn-out, de dépressions et de suicides, commencent seulement à arriver.

Le « principe de précaution » ne peut être sans arrêt utilisé pour tout justifier, surtout qu’il est mal compris. Ce principe recommande de prendre des mesures anticipatives de gestion des risques. Quand des experts exposent des hypothèses plus alarmantes les unes que les autres, ils prennent les autorités en otage en jouant sur la peur des citoyens. Il ne s’agit plus de science. Par précaution, il aurait plutôt fallu évaluer le coût et le bénéfice de chaque mesure, y compris donc des mesures de confinement, des restrictions des libertés individuelles et du port du masque ! Porter le masque « au cas où cela sauverait quelqu’un » n’est pas une bonne raison scientifique. Depuis le début de la crise, de nombreuses autorités (y compris notre ministre de la santé), avaient à raison expliqué qu’ils n’étaient utiles que contre les contaminations humides, c’est-à-dire des gouttes émises lorsque l’on tousse, et aucunement contre la contamination par aérosols. Pourquoi ce changement d’opinion si ce n’est parce qu’il s’agit d’une gestion de la Peur et pas d’une gestion des risques  ?

Ce sujet extrêmement clivant et actuel des masques, comme signalent de nombreuses cartes blanches et lettres ouvertes de centaines de médecins et scientifiques(3), ne résiste pas à une lecture extensive de la bibliographie scientifique. La science nous rapporte que l’imposition de ceux-ci n’est utile qu’en milieu hospitalier (qui est, par définition, un lieu de concentration de personnes malades), lorsqu’il est porté par des professionnels en suivant un protocole strict, ce qui n’est pas le cas du grand public. Les particules virales ont approximativement la taille des particules de tabac aérosolisées. Tout comme la fumée du tabac, le virus circulera quoiqu’il arrive, à travers le masque et sur les côtés, en suspension dans l’air parfois plusieurs heures… Par contre, le port du masque généralisé, proposé en dépit des preuves scientifiques, a eu deux effets destructeurs majeurs : le renforcement de la panique au sein des populations (corps médical inclus) et la politisation de cet outil qui est devenu un symbole.

La science nous rapporte que l’imposition des masques n’est utile qu’en milieu hospitalier, lorsqu’il est porté par des professionnels en suivant un protocole strict, ce qui n’est pas le cas du grand public.

Les vaccins seront sans doute bientôt l’objet d’une lutte similaire. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre la vaccination, mais, comme pour les autres mesures, d’établir un rapport coût/bénéfice. Tous les vaccins ne se valent pas. Certaines maladies virales comme la polio et la variole ont pu être contrôlées par des vaccins, car elles sont uniquement transmises par les humains et par contact direct. Le SRAS-CoV-2 est un virus qui est non seulement véhiculé par l’air et par les animaux, mais qui mute à un taux très élevé. Dans ce cas, trouver un vaccin qui fonctionne réellement est une gageure. Il est très probable qu’un vaccin contre le SARS-CoV-2, comme les vaccins contre les grippes saisonnières (dont l’efficacité dépasse rarement 50 %), montre une faible efficacité, et de surcroît doive être continuellement mis à jour au fur et à mesure que le virus mute.

Nous remettons donc en question les mesures prises par notre gouvernement, sachant que les informations sur lesquelles s’appuie cette gestion de crise sont incorrectes et incomplètes, et ont mené à des conclusions qui le sont tout autant. Nous réclamons donc, tout comme nombre de médecins et de personnel soignant ayant signé des cartes blanches et manifestes (Docs 4 open debate, Belgium Beyond Covid, Corona Manifest, Transparence Coronavirus, voir note 3), des mesures correctes et proportionnées, qui prennent en compte les impacts négatifs que cette crise a déjà causés.KAIROS, 2 octobre 2020

https://www.kairospresse.be/article/errare-humanum-est-perseverare-diabolicum/

1. http://corona-report-2020-mz.s3-website-us-west-2.amazonaws.com, aussi disponible sur https://mznet.info. Les deux auteurs du résumé publié ici ont eu l’appui des auteurs de l’étude parue en juin.

2. Brown, R. (2020). Public Health Lessons Learned From Biases in Coronavirus Mortality Overestimation. Disaster Medicine and Public Health Preparedness, 1-8. doi:10.1017/dmp.2020.298

3. Références au 30/09/2020 :
• Lettre ouverte de Docs 4 open debate, signée par 526 médecins, 1.586 professionnels de la santé et 12.384 citoyens. https://docs4opendebate.be/fr/
• Belgium beyond Covid. Lettre ouverte d’un collectif de médecins, signée par 12.956 citoyens.
https://belgiumbeyondcovid.be
• Transparence coronavirus. Collectif de 53 médecins et soignants. 265 soignants et médecins signataires.
https://www.transparence-coronavirus.be/appel.php
• Corona manifest. Manifeste pour une adaptation de la politique. Signé par 13.665 citoyens.
https://coronamanifest.be/fr
• Reverse lockdown. Plus de 1.500 signatures de médecins et scientifiques.
http://omgekeerdelockdown.simplesite.com/446907321

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LA PASSION D’UN PRÉSENT À CONSTRUIRE

Lukas Stella, Intoxication mentale Raoul Vaneigem, avril 2020

LE MONDE CHANGE DE BASE

Le choc du coronavirus n’a fait qu’exécuter le jugement que prononçait contre elle-même une économie totalitaire fondée sur l’exploitation de l’homme et de la nature.
Le vieux monde défaille et s’effondre. Le nouveau, consterné par l’amoncellement des ruines, n’ose les déblayer ; plus apeuré que résolu, il peine à retrouver l’audace de l’enfant qui apprend à marcher. Comme si avoir longtemps crié au désastre laissait le peuple sans voix.

Pourtant, celles et ceux qui ont échappé aux mortels tentacules de la marchandise sont debout parmi les décombres. Ils s’éveillent à la réalité d’une existence qui ne sera plus la même. Ils désirent s’affranchir du cauchemar que leur a asséné la dénaturation de la terre et de ses habitants.

N’est-ce pas la preuve que la vie est indestructible ? N’est-ce pas sur cette évidence que se brisent dans le même ressac les mensonges d’en haut et les dénonciations d’en bas ?
La lutte pour le vivant n’a que faire de justifications. Revendiquer la souveraineté de la vie est en mesure d’anéantir l’empire de la marchandise, dont les institutions sont mondialement ébranlées.

Jusqu’à ce jour, nous ne nous sommes battus que pour survivre. Nous sommes restés confinés dans une jungle sociale où régnait la loi du plus fort et du plus rusé. Allons-nous quitter l’emprisonnement auquel nous contraint l’épidémie de coronavirus pour réintégrer la danse macabre de la proie et du prédateur ? N’est-il pas manifeste pour toutes et tous que l’insurrection de la vie quotidienne, dont les gilets jaunes ont été en France le signe annonciateur, n’est rien d’autre que le dépassement de cette survie qu’une société de prédation n’a cessé de nous imposer quotidiennement et militairement ?

CE DONT NOUS NE VOULONS PLUS EST LE FERMENT DE CE QUE NOUS VOULONS

La vie est un phénomène naturel en ébullition expérimentale permanente. Elle n’est ni bonne ni mauvaise. Sa manne nous fait cadeau de la morille tout autant que de l’amanite phalloïde. Elle est en nous et dans l’univers comme une force aveugle. Mais elle a doté l’espèce humaine de la capacité de distinguer la morille de l’amanite, et un peu plus ! Elle nous a armés d’une conscience, elle nous a donné la capacité de nous créer en recréant le monde.
« La vie et son sens humain sont la poésie faite par un et par toutes et tous. Cette poésie-là a toujours brillé de son éclat dans les grands soulèvements de la liberté. »

Pour nous faire oublier cette extraordinaire faculté, il a fallu que pèse sur nous le poids d’une histoire qui débute avec les premières Cités-Etats et se termine – d’autant plus hâtivement que nous y mettrons la main – avec l’effritement de la mondialisation marchande.
La vie n’est pas une spéculation. Elle n’a que foutre des marques de respect, de vénération, de culte. Elle n’a d’autre sens que la conscience humaine, dont elle a doté notre espèce pour l’éclairer.

La vie et son sens humain sont la poésie faite par un et par toutes et tous. Cette poésie-là a toujours brillé de son éclat dans les grands soulèvements de la liberté. Nous ne voulons plus qu’elle soit, comme par le passé, un éclair éphémère. Nous voulons mettre en œuvre une insurrection permanente, à l’image du feu passionnel de la vie, qui s’apaise mais jamais ne s’éteint.

C’est du monde entier que s’improvise un chant des pistes. C’est là que notre volonté de vivre se forge en brisant les chaînes du pouvoir et de la prédation. Des chaînes que nous, femmes et hommes, nous avons forgées pour notre malheur.
Nous voici au cœur d’une mutation sociale, économique, politique et existentielle.  C’est le moment du « Hic Rhodus, hic salta, Ici est Rhodes, ici tu sautes ». Ce n’est pas une injonction à reconquérir le monde dont nous avons été chassés. C’est  le souffle d’une vie que l’irrésistible élan des peuples va rétablir dans ses droits absolus.


L’ALLIANCE AVEC LA NATURE EXIGE LA FIN DE SON EXPLOITATION LUCRATIVE

Nous n’avons pas assez pris conscience de la relation concomitante entre la violence exercée par l’économie à l’encontre de la nature qu’elle razzie, et la violence dont le patriarcat frappe les femmes depuis son instauration, il y a trois ou quatre mille ans avant l’ère dite chrétienne.

Avec le capitalisme vert-dollar, le pillage brutal des ressources terrestres tend à céder la place aux grandes manœuvres de la subornation. Au nom de la protection de la nature, c’est encore la nature qui est mise à prix. Ainsi en va-t-il dans les simulacres de l’amour lorsque le violeur se pomponne en séducteur pour mieux agripper sa proie. La prédation recourt de longue date à la pratique du gant de velours.

Nous sommes à l’heure où une nouvelle alliance avec la nature revêt une importance prioritaire. Il ne s’agit pas évidemment de retrouver – comment le pourrait-on ?-  la symbiose avec le milieu naturel dans laquelle évoluaient les civilisations de la cueillette avant   que vienne les supplanter une civilisation fondée sur le commerce,  l’agriculture intensive, la société patriarcale et le pouvoir  hiérarchisé.

Mais, on l’aura compris, il s’agit désormais de restaurer un milieu naturel où la vie soit possible, l’air respirable, l’eau potable, l’agriculture débarrassée de ses poisons, les libertés du commerce révoquées par la liberté du vivant, le patriarcat démembré, les hiérarchies abolies.

Les effets de la déshumanisation et des attaques menées systématiquement contre l’environnement n’ont pas eu besoin du coronavirus pour démontrer la toxicité de l’oppression marchande. En revanche, la gestion catastrophique du cataclysme a montré l’incapacité de l’État à faire preuve de la moindre efficacité en dehors de la seule fonction qu’il soit à même d’exercer : la répression, la militarisation des individus et des sociétés.

La lutte contre la dénaturation n’a que faire des promesses et des louables intentions rhétoriques, qu’elles soient soudoyées ou non par le marché des énergies renouvelables. Elle repose sur un projet pratique qui mise sur l’inventivité des individus et des collectivités. La permaculture renaturant les terres empoisonnées par le marché des pesticides n’est qu’un témoignage de la créativité d’un peuple qui a tout à gagner d’anéantir ce qui a conjuré sa perte. Il est temps de bannir ces élevages concentrationnaires où la maltraitance des animaux fut notamment cause de la peste porcine, de la grippe aviaire, de la vache rendue folle par cette folie de l’argent fétichisé que la raison économique va une fois de plus tenter de nous faire ingurgiter sinon digérer.

Ont-elles un sort si différent du nôtre ces bêtes de batteries qui sortent du confinement pour entrer dans l’abattoir ? Ne sommes-nous pas dans une société qui distribue des dividendes au parasitisme d’entreprise et laisse mourir hommes, femmes et enfants faute de moyens thérapeutiques ?  Une imparable logique économique allège ainsi les charges budgétaires, imputables au nombre croissant de vieilles et de vieux. Elle préconise une solution finale qui les condamne impunément à crever dans des maisons de retraites dénuées de moyens et d’aides-soignants. Il s’est trouvé à Nancy, en France, un haut responsable de la santé pour déclarer que l ‘épidémie n’est pas une raison valable pour ne pas supprimer plus de lits et de personnel hospitalier. Personne ne l’a chassé à grands coups de pieds aux fesses. Les assassins économiques suscitent moins d’émoi qu’un malade mental courant les rues en brandissant le couteau de l’illumination religieuse.     
« Je demande seulement que la générosité humaine rende impossible le retour de la raison marchande. (…) Le désespoir a changé de camp, il appartient au passé. Il nous reste la passion d’un présent à construire »

Je n’en appelle pas à la justice du peuple, je ne préconise pas de septembriser les pouacres du chiffre d’affaire. Je demande seulement que la générosité humaine rende impossible le retour de la raison marchande.

Tous les modes de gouvernement que nous avons connus ont fait faillite, délités par leur cruelle absurdité. C’est au peuple qu’il appartient de mettre en œuvre un projet de société qui restitue à l’humain, à l’animal, au végétal, au minéral une unité fondamentale.

Le mensonge qualifiant d’utopie un tel projet n’a pas résisté au choc de la réalité. L’histoire a frappé la civilisation marchande d’obsolescence et d’insanité. L’édification d’une civilisation humaine n’est pas seulement devenue possible, elle fraie l’unique voie qui, passionnément et désespérément rêvée par d’innombrables générations, s’ouvre sur la fin de nos cauchemars.
Car le désespoir a changé de camp, il appartient au passé. Il nous reste la passion d’un présent à construire. Nous allons prendre le temps d’abolir le time is money qui est le temps de la mort programmée.

La renaturation est un bouillon de cultures nouvelles où nous aurons à tâtonner entre confusion et innovations dans les domaines les plus divers. N’avons-nous pas accordé trop de crédit à une médecine mécaniste qui souvent traite  le corps comme un garagiste la voiture confiée à son entretien ? Comment ne pas se défier d’un expert qui vous répare pour vous renvoyer au travail ?

Si longtemps martelé par les impératifs productivistes, le dogme de l’anti-nature n’a-t-il pas contribué à exaspérer nos réactions émotionnelles, à propager panique et hystérie sécuritaire, en exacerbant en conséquence le conflit avec un virus que l’immunité de notre organisme aurait eu quelque chance d’amadouer ou de rendre moins agressif, si toutefois elle n’avait été mise à mal par un totalitarisme marchand, auquel rien d’inhumain n’est étranger ? 

On nous a bassinés à satiété avec les progrès de la technologie. Pour aboutir à quoi ? Les navettes célestes vers Mars et l’absence terrestre de lits et de respirateurs dans les hôpitaux.
Assurément, il y aura plus à s’émerveiller des découvertes d’une vie dont nous ignorons tout, ou presque. Qui en douterait ? Hormis les oligarques et leurs larbins, que la diarrhée mercantile vide de leur substance, et que nous allons confiner dans leurs latrines.

EN FINIR AVEC LA MILITARISATION DES CORPS, DES MŒURS, DES MENTALITÉS

La répression est la dernière raison d’être de l’État. Lui-même la subit sous la pression des multinationales imposant leurs diktats à la terre et à la vie. La prévisible mise en cause des gouvernements répondra à la question :  le confinement eût-il été pertinent si les infrastructures médicales étaient demeurées performantes, au lieu de subir le délabrement que l’on sait, décrété par le devoir de  rentabilité.

« Les gouvernements vont tout tenter pour nous faire transiter du confinement à la niche.  Mais qui acceptera de passer docilement de l’austérité carcérale au confort de la servilité rafistolée ? »

En attendant - force est de le constater - la militarisation et la férocité sécuritaire n’ont fait que prendre le relais de la répression en cours dans le monde entier. L’Ordre démocratique ne pouvait souhaiter meilleur prétexte pour se prémunir contre la colère des peuples. L’emprisonnement chez soi, n’était-ce pas le but des dirigeants, inquiets de la lassitude qui menaçait leurs sections d’assaut de matraqueurs, d’éborgneurs, de tueurs salariés ? Belle répétition générale que cette tactique de la nasse employée contre des manifestants pacifiques, réclamant entre autres la réhabilitation des hôpitaux.

Au moins sommes-nous prévenus : les gouvernements vont tout tenter pour nous faire transiter du confinement à la niche.  Mais qui acceptera de passer docilement de l’austérité carcérale au confort de la servilité rafistolée ?
Il est probable que la rage de l’enfermé aura saisi l’occasion de dénoncer le système tyrannique et aberrant qui traite le coronavirus à la façon de ce terrorisme multicolore dont le marché de la peur fait ses choux gras.

La réflexion ne s’arrête pas là. Pensez à ces écoliers qui, dans le pays des Droits de l’Homme, ont été contraints de s’agenouiller devant la flicaille de l’État. Pensez à l’éducation même où l’autoritarisme professoral entrave depuis des siècles la curiosité spontanée de l’enfant et empêche la générosité du savoir de se propager librement. Pensez à quel point l’acharnement concurrentiel, la compétition, l’arrivisme du « pousse-toi de là que je m’y mette » nous ont confinés dans une caserne.

La servitude volontaire est une soldatesque qui marche au pas. Un pas à gauche, un pas à droite ? Quelle importance ? L’un et l’autre restent dans l’Ordre des choses.
Quiconque accepte qu’on lui aboie dessus, ou par en-dessous, n’a dès à présent qu’un avenir d’esclave.

SORTIR DU MONDE MORBIDE ET CLOS DE LA CIVILISATION MARCHANDE

La vie est un monde qui s’ouvre et elle est ouverture sur le monde. Certes, elle a souvent subi ce terrible phénomène d’inversion où l’amour se change en haine, où la passion de vivre se transforme en instinct de mort. Pendant des siècles, elle a été réduite en esclavage, colonisée par la fruste nécessité de travailler et de survivre à la façon d’une bête.

Cependant, on ne connaît pas d’exemple d’un enfermement, en cellules d’isolation, de millions de couples, de familles, de solitaires que la faillite des services sanitaires a convaincus d’accepter leur sort sinon docilement du moins avec une rage contenue.

Chacun se retrouve seul, confronté à une existence où il est tenté de démêler la part de travail servile et la part de désirs fous. L’ennui des plaisirs consommables est-il compatible avec l’exaltation des rêves que l’enfance a laissé cruellement inaccomplis ?
La dictature du profit a résolu de tout nous ôter à l’heure même où son impuissance s’étale mondialement et l’expose à un anéantissement possible.

L’absurde inhumanité qui nous ulcère depuis si longtemps a éclaté comme un abcès dans le confinement auquel a mené la politique d’assassinat lucratif, que pratiquent cyniquement les mafias financières.
« Les chaînes que nous avons forgées dans la peur et la culpabilité, ce n’est ni par la peur ni par la culpabilité que nous les briserons. C’est par la vie redécouverte et restaurée. »
La mort est la dernière indignité que l’être humain s’inflige. Non sous l’effet d’une malédiction, mais en raison de la dénaturation qui lui fut assignée.

Les chaînes que nous avons forgées dans la peur et la culpabilité, ce n’est ni par la peur ni par la culpabilité que nous les briserons. C’est par la vie redécouverte et restaurée. N’est-ce pas ce que démontre, en ces temps d’oppression extrême, l’invincible puissance de l’entraide et de la solidarité ?

Une éducation serinée pendant des millénaires nous a enseigné à réprimer nos émotions, à briser nos élans de vie. On a voulu à tous prix que la bête qui demeure en nous fasse l’ange.

Nos écoles sont des repaires d’hypocrites, de refoulés, de tortionnaires ratiocinants. Les derniers passionnés de savoir y pataugent avec le courage du désespoir. Allons-nous, en sortant de nos cellules carcérales, apprendre enfin à libérer la science du carcan de son utilité lucrative ? Allons-nous nous employer à affiner nos émotions, non à les réprimer ? A réhabiliter notre animalité, non à la dompter, comme nous domptons nos frères dits inférieurs ?

e n’incite pas ici à la sempiternelle bonne volonté éthique et psychologique, je pointe du doigt le marché de la peur où le sécuritaire fait entendre son bruit de bottes. J’attire l’attention sur cette manipulation des émotions qui abrutit et crétinise les foules, je mets en garde contre la culpabilisation qui rôde en quête de boucs émissaires.       

Haro sur les vieux, les chômeurs, les sans-papiers, les SDF, les étrangers, les gilets jaunes, les en-dehors ! C’est le mugissement de ces actionnaires du néant qui font boutique du coronavirus pour propager la peste émotionnelle. Les mercenaires de la mort ne font qu’obéir aux injonctions de la logique dominante.

Ce qui doit être éradiqué, c’est le système de déshumanisation mis en place et appliqué férocement par ceux qui le défendent par goût du pouvoir et de l’argent. Il y a longtemps que le capitalisme a été jugé et condamné. Nous croulons sous la pléthore de plaidoiries à charge. Cela suffit.

L’imagerie capitaliste identifiait son agonie à l’agonie du monde entier. Le spectre du coronavirus a été, sinon le résultat prémédité, du moins l’illustration exacte de son absurde maléfice. La cause est entendue. L’exploitation de l’homme par l’homme, dont le capitalisme est un avatar, est une expérience qui a mal tourné. Faisons en sorte que sa sinistre plaisanterie d’apprenti sorcier soit dévorée par un passé dont elle n’aurait jamais dû surgir.

Il n’y a que l’exubérance de la vie retrouvée qui puisse briser du même coup les menottes de la barbarie marchande et la carapace caractérielle qui estampille dans la chair vive de chacun la marque de économiquement correct.

LA DEMOCRATIE AUTOGESTIONNAIRE ANNULE LA DÉMOCRATIE PARLEMENTAIRE

Il n’est plus question de tolérer que, juchés à tous les étages de leurs commissions nationales, européennes, atlantiques et mondiales, les responsables viennent nous jouer le rôle du coupable et du non-coupable. La bulle de l’économie, qu’ils ont enflée de dettes virtuelles et d’argent fictif, implose et crève sous nos yeux. L’économie est paralysée.

Avant même que le coronavirus révèle l’étendue du désastre, les « hautes  instances »  ont grippé et  arrêté la machine, plus sûrement que les grèves et les mouvements sociaux qui, si utilement contestataires qu’ils fussent, n’en demeurèrent pas moins peu efficaces.
« Nous ne voulons pas juger et condamner le système oppressif qui nous a condamnés à mort. Nous voulons l’anéantir. »

Assez de ces farces électorales et de ces diatribes de pacotille. Que ces élus, emmanchés par la finance, soient balayés tels des immondices et disparaissent de notre horizon comme a disparu en eux  la parcelle de vie qui leur prêtait figure humaine.
Nous ne voulons pas juger et condamner le système oppressif qui nous a condamnés à mort. Nous voulons l’anéantir.

Comment ne pas retomber dans ce monde qui s’effondre, en nous et devant nous, sans édifier une société avec l’humain qui demeure à la portée de nos mains, avec la solidarité individuelle et collective ? La conscience d’une économie gérée par le peuple et pour le peuple implique la liquidation des mécanismes de l’économie marchande.
Dans son dernier coup d’éclat, l’État ne s’est pas contenté de prendre les citoyens en otages et de les emprisonner. Sa non-assistance à personne en danger les tue par milliers.

L’État et ses commanditaires ont bousillé les services publics. Plus rien ne marche. Nous le savons en toute certitude : la seule chose qu’il réussit à faire fonctionner, c’est l’organisation criminelle du profit.
Ils ont mené leurs affaires au mépris du peuple, le résultat est déplorable. Au peuple de faire les siennes en achevant de ruiner les leurs.  A nous de tout faire repartir sur des voies nouvelles.

Plus la valeur d’échange l’emporte sur la valeur d’usage, plus s’impose le règne la marchandise. Plus nous accorderons la priorité à l’usage que nous souhaitons faire de notre vie et de notre environnement, plus la marchandise perdra de son mordant. La gratuité lui portera l’estocade.

L’autogestion marque la fin de l’État dont la pandémie a mis en lumière et la faillite, et la nocivité. Les protagonistes de la démocratie parlementaire sont les croque-morts d’une société déshumanisée pour cause de rentabilité.

On a vu en revanche le peuple, confronté aux carences des gouvernements, faire preuve d’une solidarité indéfectible et mettre en œuvre une véritable autodéfense sanitaire. N’est-ce pas là une expérience qui laisse augurer une extension des pratiques autogestionnaires ?
Rien n’est plus important que de nous préparer à prendre en charge les secteurs publics, jadis assumés par l’État, avant que la dictature du profit les envoie à la casse.

L’État et la rapacité de ses commanditaires ont tout mis à l’arrêt, tout paralysé, sauf l’enrichissement des riches. Ironie de l’histoire, la paupérisation est désormais la base d’une reconstruction générale de la société. Celui qui a affronté la mort, comment aurait-il peur de l’État et de sa flicaille ?

NOTRE RICHESSE, C’EST NOTRE VOLONTÉ DE VIVRE

Refuser de payer taxes et impôts a cessé d’appartenir au répertoire des incitations subversives. Comment seraient-elles en mesure de s’en acquitter, ces millions de personnes qui vont manquer de moyens de subsistance alors que l’argent, chiffré en milliards, continue d’être engloutis dans l’abîme des malversations financières et de la dette creusée par elles ? Ne l’oublions pas, c’est de la priorité accordée au profit que naissent et les pandémies et l’incapacité de les traiter. Allons-nous en rester à l’enseigne de la vache folle sans en tirer de leçon ? Allons-nous admettre enfin que le marché et ses gestionnaires sont le virus à éradiquer ?

Le temps n’est plus à l’indignation, aux lamentations, aux constats du désarroi intellectuel. J’insiste sur l’importance des décisions que les assemblées locales et fédérées prendront « par le peuple et pour le peuple » en matière d’alimentation, de logement, de transport, de santé, d’enseignement, de coopérative monétaire, d’amélioration de l’environnement humain, animal, végétal.

Allons de l’avant, même en tâtonnant. Mieux vaut errer en expérimentant que régresser et réitérer les erreurs du passé. L’autogestion  est en germe dans l’insurrection de la vie quotidienne. Souvenons-nous que ce qui a détruit et interrompu l’expérience des collectivités libertaires de la révolution espagnole, c’est l’imposture communiste.

Je ne demande à personne de m’approuver, et moins encore de me suivre. Je vais mon chemin. Libre à chacune et à chacun d’en faire autant. Le désir de vie est sans limite. Notre vraie patrie est partout où la liberté de vivre est menacée. Notre terre est une patrie sans frontière.

https://blogs.mediapart.fr/au-jour-dapres/blog/110420/peuples-du-monde-encore-un-effort-par-raoul-vaneigem

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